samedi 8 mars 2008

Tous nos sites et blogs asiatiques


samedi 1 mars 2008

L'éventail et la guerre


L’éventail n’est pas uniquement qu’un accéssoire de mode et de bien-être. Ainsi, en Chine l'éventail est présent dans l'art du Kung fu comme l'arme suprême anihilant le corps et l'esprit. Il est également présent au Tai-Chi-Chuan et dans la danse traditionnelle chinoise.


Pendant le Moyen-Age au Japon, le chef de guerre (le shôgun) portait un "gunsen" (littéralement: "éventail de guerre") : ce type d'éventail avait une monture forgée en acier et servait à la fois de signe de ralliement et de direction des troupes (brandi ouvert), et à la fois de garde et de protection (une fois fermé) lors d'un combat au sabre. LeTessen, de forme plus européenne, était plutôt reservé aux femmes.

Le tessen en photo est entièrement en métal et est utilisé aujourd’hui dans les arts martiaux.

samedi 1 décembre 2007

De nouveaux éventails pour Noël




La boutique RUYI vous propose de nouveaux éventails pour noël. Venez découvrir les plus beaux éventails en provenance d'asie, ils feront un cadeau idéal pour vos proches :








mardi 6 novembre 2007

Les éventails du Japon


On ne connait pas la date exacte de l’introduction des éventails au Japon. L’usage de l’éventail a toujours été très répandu dans toutes les classes de la société, depuis le shibu uchiwa qui sert à attiser les braises dans la cuisine (et symbolique du kami de la pauvreté, Bimbô-gami) jusqu'au gumpai-uchiwa de métal utilisé par les chefs de guerre pour diriger leurs troupes. Prêtres shintô, religieux bouddhistes, acteurs de Nô, musiciens, arbitres de Sumô, il n'est pas une catégorie de personnes qui ne les utilisait quotidiennement. On distingue deux sortes d'éventails, ceux qui ne sont pas pliants, appelés uchiwa, et les pliants, appelés ôgi. Les plus anciens uchiwa étaient en bois et décorés parfois de peintures. Puis on les fabriqua en cuir laqué et enfin en papier tendu sur de fines lamelles de bambou qui, réunies à leur base, formaient le manche. Ils affectaient des formes diverses, carrées, arrondies, rondes, etc. Leur forme se prêtant à la décoration, ils furent souvent utilisés comme support par les peintres, ainsi que par les calligraphes, surtout pendant la période de Heian (794-1185).


Les ôgi, d'abord utilisés par les hommes, furent à l'origine constitués par des plaquettes de bois reliées entre elles (hi-ôgi). Ils s'allégèrent par la suite et furent alors réalisés en papier ou tissu collé sur de fines lamelles de bois ou d'ivoire. Certains éventails étaient si beaux qu'on imagina de les décoller pour en décorer des paravents (byôbu). La forme de ces ôgi inspira également des peintres qui réalisèrent des tableaux imitant leur forme. Ils servirent également de support tout comme les uchiwa, à la calligraphie de poèmes ou de sûtra bouddhiques. D'autres inspirèrent aux aristocrates oisifs des jeux comme le tosenkyô ou encore l'ôgi-nagashi.


A partir de l'époque d'Edo (1600-1868), les éventails furent souvent utilisés à des fins publicitaires. Encore de nos jours, restaurants et boutiques offrent des éventails, uchiwa ou ôgi, marqués de leur nom et adresse. Des temples se sont fait une spécialité de vendre à leurs dévots des charmes (mamori) en forme d'éventails, comme les hôsen gravés de caractères sanskrits du Tôshôdai-ji de Nara, par exemple. En 1701, la vogue des éventails décorés atteignit un tel point, certains valant des fortunes, que le shôgunat promulgua un édit pour interdire la fabrication et l'usage des éventails trop coûteux.


La fabrication d'un ôgi commence par le pliage en accordéon des feuilles à l'aide d'un solide guide en papier imperméabilisé avant leur mise sous presse. Les feuilles recto et verso sont ensuite contrecollées avant que soit introduit le faisceau de tiges déjà montées en éventails. Chaque membrure se compose d'une partie visible, de largeur constante, et d'une partie qui va en s'effilant, sous le papier. Les maîtres-brins s'appellent oya-hone ; il sont légèrement incurvés en dedans pour tenir les autres nervures bien serrées, quand l'éventail est fermé. Tous les brins sont réunis par un petit morceau de tube rivé sur ses deux extrémités par des rondelles métalliques : c'est le kaname, l'« oeil de crabe ». Une trentaine d'opération sont nécessaires pour fabriquer un éventail de qualité.

Les Geishas en pratiquant leurs danses des éventails rendirent des derniers célèbres dans le monde entier (voir photo).

dimanche 28 octobre 2007

La Chine, pays d'origine de l'éventail


C’est en Chine qu’est né l’éventail. En effet, la Chine fabrique des éventails depuis 200 av. JC. Pendant la dynastie des Han (206 av. JC – 23 après JC), Ban Jieyu, une célèbre femme écrivain, a écrit par admiration des éventails cette poésie: « La soie nouvellement tournée de Qi est aussi blanche que la neige, les éventails ronds sont faits d’éclats de soie comme la pleine lune ». Les éventails pliables sont apparu dans les dynasties nordiques et méridionales (420-581) et sont devenus très populaires pendant les dynasties de Ming (1368-1644) et de Qing (1644-1911) parce qu'il était commode de les porter.

Les premiers éventails en Chine étaient en plumes, de ce fait le caractère chinois pour le mot « éventail » est le même caractère que pour le mot « plume ». Dans les temps anciens les éventails étaient utilisés pour maintenir l’air frais ainsi que pour écarter la lumière du soleil et la poussière. Wang Dao, un premier ministre de la dynastie Jin (317-420), dit un jour « j'utilise souvent mon éventail pour me défendre de la poussière et pour me refroidir en été ». Les gens de toutes conditions sociales aimaient les éventails pour leur usage pratique. Les plus couramment employés étaient les éventails en feuille de palmier. Quelques éventails étaient décoratifs, fait avec des matériaux de qualité et une grande compétence artistique. Des éventails d'ivoire, par exemple, ont été utilisés comme des hommages à la cour impériale et ont été considérés comme des symbôles de puissance et de haut rang.

L'utilisation pratique des éventails a diminué avec la venue des ventilateurs électriques et du climatiseur. Comme les métiers traditionnels cependant, les éventails sont encore aimés pour leur valeur artistique, particulièrement ceux avec de belles peintures. Les éventails peuvent être faits de beaucoup de matériaux, tels que l'ivoire, le bois de santal, les plumes, le papier, la soie, le bambou...

Ainsi il n’y a pas qu’une variété d’éventail mais plusieurs, comme les éventails de palais, les éventails pliables, les éventails de papier noir, les éventails de plume, les éventails en feuille de palmier, les éventails de gong, les éventails d'ivoire ou en bois de santal, etc. Le contour des peintures de la toile des éventails peut être rond, se plier.... Ces éventails à la valeur artistique élevée sont habituellement peints par des artistes très connus avec de la peinture, de la poésie, de la calligraphie, et certains d'entre eux sont même décorés par de l'ivoire, du jade ou des perles.

L' éventail sur cette photo est vendu par la boutique RUYI, vous pouvez le trouver sur le site :